Vitry, écolo toute !

À Vitry, l’environnement a une place particulière. Il y a 180 000 m2 d’espaces verts, 16 m2 par habitants pour 10 recommandés par l’OMS. Le zéro phyto est la règle depuis 2008. La cantine est 50% bio, circuit-courts ou label. Les sources coulent et les abeilles butinent. La collecte pneumatique des déchets évite la circulation de nombreux camions à ordures…

C’est bien. Mais il faut faire plus. Beaucoup plus. La multiplication des accidents climatiques comme les conséquences sur la santé nous obligent à des révolutions d’ampleur dans nos modes de vie, de production et de consommation. La diminution de la pollution devra s’articuler à des mesures d’adaptation et de dépollution. Pour être réussie, cette révolution doit être décidée et maitrisée par les habitants.

Pensez la ville autrement

1 – Construire du logement sans bétonner.

Les bâtiments doivent être économes en énergie tant dans leur construction, leur conception que dans leur durée de vie. Végétalisation des façades et des toits, peintures blanches, pleine terre pour les espaces extérieurs et les cours intérieures, des immeubles ni trop hauts car difficiles à vivre, ni trop bas car contradictoire avec la lutte contre l’étalement urbain.  

2 – Lutter contre les passoires énergétiques du bâti existant

C’est un enjeu qui concerne les équipements publics, le logement social ou privé, le commerce et les entreprises. 

3 – « Débitumer » les sols et multiplier les ilots de fraicheurs.

Outre l’obstacle à l’évacuation des eaux, le bitume est source de chaleur. Au contraire, les végétaux diminuent la température et le CO2.  Il faut multiplier les sentes piétonnes, les parcs et jardins. Et privilégier les surfaces perméables partout. Les espaces libres seront préservés pour en faire des espaces de vert et d’espoir. Un comité de protection des arbres dont le rôle permettrait de suivre les arbres, leur diversité, leurs plantations. 

4 – L’agriculture urbaine et la permaculture

L’agriculture et la permaculture doivent occuper une partie des espaces verts. Les terres maraichères du plateau doivent être sanctuarisées. Des jardins ouvriers et partagés doivent vivre au plus près des quartiers. Un circuit de distribution des productions locales et bio pourrait être développé sous forme de soutien à l’étal solidaire et par la création d’un marché « bio pas cher ».

5 – La polyactivité des équipements municipaux

Ce devrait être la règle. Par exemple, le marché couvert du 8-mai pourrait être le site « bio pas cher » en dehors des jours de marché. Idem pour les écoles et les centres de loisirs en dehors des horaires scolaires.

6 – La biodiversité

La reconquête de la biodiversité passe par l’implantations de ruches, de nichoirs pour petits oiseaux… L’arrêté « Zéro glyphosate » sera maintenu et appliqué.

7 – L’eau est la meilleure « clim » !

Elle doit retrouver toute sa place dans la ville. Nous avons la chance d’être en bord de Seine, les berges doivent rester un lieu de promenade et de circulation douce. Le coteau regorge de sources qui pourraient être progressivement remise à jour comme celle du collège Monod ou celle de la petite saussaie. Bassins, pataugeoires, points d’eau, brumisateurs… sont vitaux dans les quartiers.

La nouvelle mobilité    

8 – Les camions doivent sortir de l’A86.

Plus grand embouteillage d’Europe, l’A86 est une voie de transit pour les transports européens. De plus l’abandon du fret à multiplier par 100, le nombre de poids lourds dans la petite couronne. Il faut stopper cette folle émission de particules fines. Au contraire, de l’option actuelle de la SNCF qui réduit le budget du fret.

9 – Réduire la pollution par les voitures.

L’arrivée et la qualité des grandes infrastructures de transports en est la meilleure garantie. Multiplication des bornes électriques, autopartage, plateforme de co-voiturage, ville zone 30… sont autant de pistes.

10 – L’urgence du Grand Paris express.

Formidable infrastructure qui permettra de se déplacer de banlieue à banlieue et de désengorger la ligne 7 et le RER D, le GPE ne doit plus être retardé par l’Etat pour des considérations financières alors que la pollution tue des milliers de franciliens.

11 – La fréquence du 132 et du 176 doit être doublée.

La mutation du diesel vers l’hydrogène doit s’accélérer pour le parc de bus. 

12 – Une navette interquartiers 

Cette navette facilitera les déplacements dans Vitry et évitera l’utilisation de la voiture pour gagner les gares. 

13 – Un téléphérique ou des télésièges

Des solutions à envisager pour les connexions Est-Ouest.

14 – Place à la « petite reine » !

Plus de 50% des trajets domicile-travail dans la petite couronne font moins de 3 km. Autant dire que le vélo peut redevenir un moyen de transport pour tous. SAS vélo, cédez-le-passage dans toutes les directions, parkings vélo dans l’espace public comme dans le logement collectif, double-sens sur toutes les rues à sens uniques, achat collectif des vélos électriques, ateliers de réparation… tout pour le vélo.

15 – La gratuité des transports en commun

Cette gratuité contribuera à réduire l’émission des gaz à effet de serre en augmentant la liberté de circulation.

Zéro déchet, zéro plastique…

16 – Concevoir autrement les déchetsest non seulement un enjeu écologique mais aussi une piste pour créer des emplois.

17– Développer les ressourceries

Outre les ressourceries existantes (le Crapo et Rejoué), les ressourceries (vêtements…) encouragent une consommation plus sobre fondée sur la réutilisation et la réparation, plus économique aussi pour les acheteurs.

18 – Lutte contre les dépôts sauvages

Mise en place d’une appli citoyenne et renforcement de la brigade propreté.

Plus verte, plus solidaire, plus citoyenne… l’économie évolue

19 – L’économie sociale et solidaire

L’économie sociale et solidaire est une nouvelle conception de l’économie qui met au centre l’échange respectueux de la planète et de l’humain plus que la rentabilité. En rupture avec la société de consommation, elle doit avoir toute sa place dans une ville comme Vitry.

20 –L’agriculture urbaine, comme les expériences de « planète Lilas » ou « Couleurs Lilas » doivent être encouragées et soutenue par la municipalité.

21 –La gestion en régie publique de l’eau

Il faut envisager cette solution.

22 – La dépollution des sols

L’utilisation des sols de Vitry, son passé industriel (comme celui de toutes les villes alentours) nous a laissé un lourd héritage en matière de pollution des sols. Dépolluer coûte cher, c’est un surcoût de plusieurs centaines de milliers d’euros pour un collège. Et il faut des crèches, des écoles. Les collectivités locales ne peuvent assumer ce passif. L’Etat doit assumer avec la région le coût de cette dépollution indispensable des sols.

23 – L’écologie, un nouvel art de vivre

Pour atteindre l’objectif à échéance 2050, il faut faire des choix librement adoptés par les citoyens. Il faudra bien que l’on vive, que l’on achète autrement et autre chose. Et donc refuser de réagir en « bon consommateur de la pub » qui nous incite à acheter le dernier I Phone à la mode. Ou à commander n’importe quoi sur Amazon. Cela passe par l’éducation mais plus encore par la citoyenneté. C’est un art de vivre qu’il faut mettre en débat avec tous et toutes. Etre mieux qu’avoir, le lien mieux que le bien. 

24 –Le Conseil local de l’environnement

C’était une scène locale rassemblant des acteurs locaux (bénévoles, industriels, élu.e.s… ). Il pourrait être réactivé.


La discussion

Ce compte-rendu a été réalisé par des bénévoles. Il se veut fidèle à l’esprit des interventions. Sans doute est-il imparfait, peut-être même que les notes que nous avons prises étaient incomplètes. Si l’une ou l’autre d’entre-vous a été oublié, ou si son idée a été mal comprise, n’hésitez pas à nous le faire savoir par mail.


Jean :

Face au réchauffement climatique il faut agir dans plusieurs voies :

  • Il faut isoler le bâti.
  • L’aménagement urbain : surfaces arborées, pataugeoire, brumisateur…
  • La pollution des sols : dans la zone industrielle les sols sont pollués par des suies et par des métaux lourds jusqu’à 65 m de profondeur. Malheureusement, l’Etat ne s’engage pas à la hauteur pour cette dépollution. L’expérience des sols du collège Josette et Maurice Audin en témoigne. Encore une charge transférée sur les collectivités territoriales…
  • La qualité de l’air. L’A86 est une nuisance majeure avec les camions et les diesels.
  • La pollution industrielle à l’exemple d’une entreprise qui émettait du benzène très cancérigène à proximité des habitations.
  • Créer une régie municipale de l’eau pour la distribution.
  • La transition doit se faire pas-à-pas, plus que la volonté politique, la limite majeure est le financement.

Fabienne :

Je suis très satisfaite de l’arrêté anti-glyphosate car au-delà des espaces publics il y a les jardins privés. Il serait utile de mettre à la disposition une brochure, comme celle sur le tri des déchets, qui conseille les particuliers sur un développement respectueux de la planète. Et qui explique également l’importance des mousses et petites « mauvaises herbes » qui se développent dans la rue depuis le zéro phyto, qui participent à la biodiversité et à absorber le CO2. Faut-il organiser une pétition pour soutenir la décision du Maire face à la décision du tribunal de Melun?

Sarah :

Lier urgence sociale et urgence écologique. Par exemple en préemptant des surfaces urbaines, ou en contraignant par le PLU afin de permettre le développement de terres urbaines dédiées à l’agriculture et pas seulement en développement des squares et parcs. Bien s’alimenter à coût raisonnable est désormais un objectif. Comme l’expérience « Planète lilas » qui est difficile et qui nécessite l’accompagnement par la puissance publique.

Christophe :

Lutte contre les dépôts sauvages par la mise en place d’une appli citoyenne et renforcer la brigade propreté.

Apprendre l’écolo-citoyenneté dès le plus jeune âge comme on apprend les bons gestes, le tri des déchets à l’école.

La végétalisation des zones urbaines et la préservation des espaces encore libres pour en faire des espaces verts et d’espoir.

Lucien :

L’urgence de la transition est de lutter contre l’émission de CO2. L’isolation du bâti et les transports sont les enjeux principaux.

Plutôt que de montrer du doigt, celles et ceux qui n’ont pas les moyens de changer leur veille voiture, l’Etat devrait engager un grand plan transport articulant grandes infrastructures (metro, tram…) et la mutation vers l’hydrogène des bus et des voitures. Il faut prendre la mesure du bras de fer entre les dirigeants du monde qui font le choix du business pétrole et les peuples qui ont intérêt à la mutation écologique.

René :

Sur l’énergie, la ville peut-elle prendre des contrats pour de l’électricité verte qui de surcroît est souvent moins chère.

Viviane :

Prendre les transports en commun, est pour moi, une ligne de conduite environnementale. Mais franchement, c’est épuisant. Il faut réengager une campagne de pression sur la RATP car les transports en commun sont très dégradés.

La fréquence des bus 132 et 172 sont problématiques, le bus 180 est beaucoup plus conforme aux besoins. Depuis l’arrivée du tramway, la ligne 7 est sursaturée.

La ligne 7 est comparable à la ligne 13, il y a des « bastons » tous les jours pour rentrer dans le métro… Dès Villejuif Aragon, il est impossible aux heures de pointes de monter dans le métro. Peut-être qu’il faudrait envisager de passer de deux départs Villejuif pour un départ d’Ivry ? Faut-il faire des pétitions ?

Shamime :

Plus que d’écologie, je préfère parler de développement durable qui articule social, économique et écologique.

Je crains qu’on n’oublie trop souvent le social dans l’écologie. Pour atteindre l’objectif à échéance 2050, il faut faire des choix qui évitent l’affrontement.

Par exemple, construire du logement pour répondre à l’urgence sociale et respecter les espaces verts. Il faut trouver des solutions des répondent aux deux objectifs comme la végétalisation des façades et des toits.

Et puis il faut savoir voir les atouts. A Vitry 25% de la surface est composé des espaces verts, il faut les utiliser pour faire de l’agriculture, de la permaculture (Un jardin en permaculture a la spécificité d’être très diversifié et respectueux de la nature. En plus de la production alimentaire de fruits et légumes au potager, il peut servir à la production de plantes médicinales, d’herbes aromatiques, de fleurs mellifères, d’ornement, à la production de matières végétales pour l’artisanat, à la création d’espaces de vie relaxants, romantiques ou ludiques… Il permet d’avoir plusieurs plantes plantées au même endroit.)

Hugo :

Le développement de la pratique du vélo est également un axe important pour lutter contre l’émission de gaz à effet de serre. Je milite dans le collectif vélo francilien qui défend le principe d’un RER V (Réseau Express Régional Vélo).

A l’échelle de Vitry, il faut un plan vélo qui comprendrait des SAS vélo, des cédez-le-passage dans toutes les directions, des parkings vélo dans l’espace public comme dans le logement collectif, des double-sens sur toutes les rues à sens uniques, et de revoir le plan de circulation pour apaiser les rues.

En région parisienne, 50% des déplacements domicile-travail sont inférieurs à 3 km aisément faisable en vélo. 70% des gens sont prêts à se déplacer à vélo pour autant que cette pratique soit sécurisée. Le coût à l’achat du vélo est très nettement inférieur à celui de la voiture et rapidement amorti par les économies d’essence.

Lucien :

A propos des déchets, la fermeture de la déchetterie d’Ivry est très néfaste. Désormais, il est très contraignant en termes de lieu, de date… de déposer les déchets. Il faut vraiment rouvrir un déchetterie facile d’accès et de fonctionnement.

Jules :

Pour faciliter le déplacement dans Vitry, notamment pour les personnes âgées, il faudrait créer une navette interquartiers. La modification dû aux travaux de la rue de l’abbé Derry a été très profitable, la circulation est beaucoup plus fluide.

L’écologie n’est pas une pratique récente. Avant, chez l’épicier s’était du vrac sans déchet, le commerce s’était du circuit-court… En fait, on en revient à faire ce qu’on faisait avant. C’est comme la consigne qui revient à la mode. Il faudrait le développer dans la ville.

Fabienne :

La ressourcerie du spectacle, le Crapo, recycle le matériel pour les artistes, Rejoué qui recycle les jouets… beaucoup de projets d’économie circulaire et d’économie sociale et solidaire sont accompagnés par la municipalité. Sans doute qu’une ressourcerie vêtement pourrait se développer. Mais soyons clair, les tiers lieux n’ont pas à être monté par la ville. Il faut les bonnes volontés et les bonnes idées citoyennes. La ville doit accompagner mais pas faire à la place.

Agnès :

Il y a aussi à considérer l’impact de l’environnement sur la santé. Même si bien sûr en zone métropolitaine tout ne dépend pas de Vitry. Néanmoins, il y a deux sites posant des problèmes de sécurité. La centrale EDF et le site SEVESO de stockage des hydrocarbures. Leur départ est une bonne nouvelle. La proposition de « Centrale parc » au cœur des Ardoines, est une heureuse proposition de poumon vert. Il reste une industrie dangereuse qui doit faire l’objet de contrôles minutieux par l’Etat. 

Jean :

La ville avait constitué un comité local de l’environnement, le CLE réunissant bénévoles, associatifs, tous les industriels de la ville, des représentants de la mairie et de la préfecture. Cela permettait d’échanger sur les différentes pollutions et leur impact sur la santé. Il serait utile de réactivé une telle structure qui aurait une compétence juridique.

Christophe :

Si nous voulons parvenir à s’attaquer réellement à la transition écologique, ce sera par de multiples mesures, mais c’est aussi en racontant une histoire qui remet en cause le système.

Exemple l’objectif zéro déchets qui est un objectif parfaitement nécessaire. Pour réduire la production de 500 kg/an/habitant, il faudra bien que l’on achète autrement et autre chose. Et donc refuser de réagir en « bon consommateur de la pub » qui nous incite à acheter le dernier I Phone à la mode. Ou à commander n’importe quoi sur Amazon, livré dans de multiples suremballages par les nouveaux esclaves très bien décrits dans le dernier film de Ken Loach.

Très loin d’être utopique, cette nouvelle façon de faire société, ce nouveau projet politique peut emporter l’adhésion. La moitié des français sont prêts à acheter plus cher si c’est bien un bon produit. Bien sûr, il faut des propositions, des mesures. Mais je défends aussi l’idée de porter un projet global en rupture brutal avec la jungle du capitalisme financier. Idem pour les données informatiques qui sont en passent de devenir la propriété massive des GAFA. Les collectivités territoriales en maintenant dans le service public ces données sont un véritable rempart.

Fabienne :

Le soutien à l’étal solidaire et aux circuits-court. Il faut manger des pommes en hiver et pas des fruits qui ont fait des milliers de km. Il s’agit de sensibiliser, de former. En IDF on n’habite pas très loin de la production d’alimentation de saison. Les bonnes volontés seront d’autant plus dynamiques qu’elles se sentent soutenues par l’autorité municipales.

Il faut faire pression sur l’Etat pour qu’il prenne en charge la dépollution des sols en mobilisant les citoyens.

Nous proposons un comité de protection des arbres avec une ambition : un arbre abattu c’est un arbre replanté.

Isabelle :

Le marché du huit mai, couvert, utilisé juste deux jours par semaine ne pourrait-il pas devenir le reste du temps un marché bio direct du producteur au consommateur. Cela permettrait peut-être de proposer des produits bio accessibles à tous.

Josiane :

Démarche écologique se conjugue avec transparence et implication citoyenne. L’affaire Lubrizol en est l’illustration. Vitry sans le dire, et parfois sans le penser, a travaillé au respect de l’environnement. Aujourd’hui il faut franchir une étape. Cela passe par l’éducation mais aussi par la citoyenneté.

Cela appelle de la créativité et il ne faut pas que le contexte de réduction des dépenses publiques nous conduise à réduire nos ambitions. Les transports en commun fonctionnement mal par manque de moyens. Services publics et écologie doivent fonctionner ensemble.

Cela permet d’avoir de grandes ambitions comme ce fut le cas pour le métro de banlieue à banlieue. Pourquoi pas imaginer un téléphérique pour la connexion Est-Ouest de Vitry ?

Rémi :

En matière de transport, dans cinq ans nous aurons 2 tramways, 2 gares du grand paris express, le T zen, nous ne pouvons pas imaginer ce que cela produira comme modifications dans les pratiques de déplacement. Il faut attendre une stabilisation de ces nouvelles pratiques pour penser autre chose. La question des liaisons Est-Ouest reste pertinente. Et puis il y a un sujet majeur qui est revenu dans Imagine Vitry, on ne peut pas continuer à bétonner. Sujet contradictoire, le besoin criant de logement. J’ajoute à propos de santé environnementale, le fait qu’il persiste à Vitry aussi, du logement insalubre. Dépasser cette contradiction n’est pas simple.

Isabelle :

Vitry est très avancée en matière écologique. Et pourtant, si on continue, si on progresse tranquillement, nous ne serons pas à la hauteur de l’ambition fixée par la COP 21 : zéro carbone en 2050. Ce que nous disent les rapports du GIEC, c’est qu’on ne peut plus être dans la stratégie des petits pas. Il faut complètement changer de registre. En particulier pour les activités les plus polluantes : bâti qu’il soit public ou privé, transports, production agricole et industrielle.

Or quels moyens a t’on pour faire qu’au moins toutes les écoles soient végétalisées. Or le Grand Paris express est pour l’instant retardé d’au moins cinq ans pour des raisons financières. L’arbitrage des grands du monde n’est jamais en faveur de l’environnement quoiqu’ils en disent.

Parce que je crois à l’importance du pouvoir communal, je propose que Vitry porte un point de vue radicalement novateur. Par exemple, pour le projet des Ardoines.

Pensons-nous que celui envisager il y a quinze ans puissent encore être pertinent, au prix de quelques améliorations. Le Maire a décidé une pause. Parce que de toute façon, le projet est incompatible avec l’état des finances locales. Mais aussi, parce que tout le monde, à commencer par les vitriot.e.s, doit se remettre au tour de la table pour discuter le projet. Radical également, à propos de l’écolo-citoyenneté. Au-delà de la pédagogie, c’est un art de vivre qu’il faut défendre.

Etre mieux qu’avoir, le lien mieux que le bien.

Estelle :

A propos des transports, je préconise que l’on défende la proposition de gratuité des transports en commun.

Sans doute serait-il utile de mieux valoriser l’existant à Vitry. Très peu de vitriot.e.s ont connaissance des multiples lieux et pratiques à leur disposition.
Enfin la ville détient un puissant levier de pratiques nouvelles au travers d’elle-même, du service public communal et des agents communaux.

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